La maîtrise de l'énergie
La maîtrise de l’énergie est un enjeu fort à plusieurs titres :
La consommation d’énergie étant intimement liée à la production de gaz à effets de serre, les mesures d’économies d’énergie influent directement sur l’évolution du climat et l’environnement,
Elle est nécessaire pour anticiper la raréfaction annoncée des ressources énergétiques et notamment des énergies fossiles,
Elle doit permettre d’amoindrir la situation de dépendance énergétique française, Les actions d’économie d’énergie représentent également un enjeu économique, aussi bien pour le particulier que pour l’entreprise.
Quelle évolution de la consommation d’énergie finale en France en 2008
(source :
extraits Bilan énergétique de la France pour 2008 - Commissariat
général au développement durable – Service de l’observation et des
statistiques)
« La consommation finale, corrigée du climat, est
stable à 175 Mtep (- 0,3 % par rapport à 2007). Elle ne progresse plus
depuis 2001, alors qu’elle s’accroissait de 1,3 % par an depuis 1990.
La tendance est la même pour les seuls usages énergétiques, avec 160
Mtep. Les usages non-énergétiques ont sensiblement diminué (- 5 %),
victimes surtout de la hausse des prix du pétrole qui a comprimé les
marges de la pétrochimie et donc induit une diminution d’activité. Le
secteur résidentiel et tertiaire connaît depuis plusieurs années une
progression par à-coups. Sa consommation (corrigée du climat), avait
reculé en 2006 et 2007 (- 0,7 %, puis – 0,6 %) ; elle progresse
nettement en 2008, de 2,6 %, avec de forts réapprovisionnements pour le
pétrole et une croissance vive de l’électricité. L’industrie diminuait
régulièrement sa consommation d’énergie. La récession qui, en 2008,
frappe durement de nombreux secteurs vient renforcer cette tendance.
L’agriculture ignore la crise. Et les transports connaissent une baisse
exceptionnelle, sous les effets conjugués de la hausse des prix des
carburants, qui a freiné les déplacements des ménages, et de la crise
économique qui a fait s’effondrer le trafic poids lourds. En outre,
l’incorporation de 2,4 Mtep d’agrocarburants modifie de façon
significative le paysage « tout pétrolier » de l’énergie dans ce
secteur»
